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Acheter sa résidence principale : Introspection et expériences indispensables pour se lancer

Locations, visites ancien/neuf, échanges avec les promoteurs : la réflexion seule ne suffit pas, vivez l'expérience et affinez votre projet
Acheter sa résidence principale : Introspection et expériences indispensables pour se lancer

J'ai écrit un guide avec les questions à se poser avant de chercher un bien immobilier (disponible ici) — sur votre mode de vie, votre rapport au bruit, à l'espace, à la lumière. Mais la plupart de ces réponses, on ne les avait pas avant de les avoir vécues. C'est en louant dans des logements différents, en variant les expériences (ville, campagne, attique, ...), en se plongeant dans une cinquantaine de projets et en échangeant avec des promoteurs qu'on a fini par comprendre ce qu'on cherchait. L'introspection vous aide à formuler les bonnes questions. L'expérience vous donne les réponses


Rebondir après mon premier échec immobilier

J'ai raconté dans un autre post comment mon premier achat immobilier s'est terminé avec 20 000€ de pertes — une expérience qui aurait pu me dégoûter de l'immobilier mais qui n'a fait que renforcer un besoin ancré en moi depuis toujours.

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Quand on s'est installées avec ma conjointe en 2016, on a commencé par de la location — on démarrait notre vie ensemble et c'était logique de tester notre quotidien avant de s'engager sur un crédit. Mais très vite, l'envie d'acheter est revenue, sauf que les prix avaient explosé entre-temps : les maisons individuelles qui correspondaient à nos critères et nos emplacements étaient passées de 300 000-400 000€ en 2016 à 450 000-550 000€ deux ans plus tard, et avec ma conjointe qui démarrait tout juste sa carrière, notre capacité d'emprunt nous orientait forcément vers un appartement.

Les critères d'achat pour un appartement ne sont pas forcément les mêmes que pour une maison. Il y a d'autres aspects à prendre en compte et malgré mon expérience passée et tout le travail d'introspection réalisé, il y avait encore beaucoup de questions sans réponses. On est donc restées en location pendant un moment afin d'affiner un peu plus notre projet pour ne pas se précipiter et faire la même erreur que lors de mon premier achat.

Louer dans des logements différents : le meilleur moyen de se connaître

Le premier appartement à la campagne : attention aux trajets et distances avec vos centres d'intérêts

Notre premier appartement en location ensemble, on l'a choisi sans trop réfléchir — on cherchait juste du récent qui rentrait dans notre budget, pas très loin de nos boulots de l'époque. On est tombées sur un dernier étage en attique sur la route des vins : deux terrasses, vue dégagée sans vis-à-vis, premières occupantes. Le propriétaire avait plusieurs biens en location et savait exactement quoi faire pour attirer de bons locataires et les garder longtemps — WC suspendu, prestations de qualité, cuisine Schmidt fonctionnelle avec un grand évier, fenêtre dans la salle de bain, garage et place de parking.

C'est cet appartement qui a posé toutes nos références futures sans qu'on le sache. Tout ce qu'on a détesté dans les logements suivants, c'est parce qu'on avait connu le confort de l'avoir ici et qu'on l'avait perdu. On ne savait pas qu'une fenêtre dans la salle de bain était indispensable pour nous tant qu'on en avait une — c'est en vivant sans qu'on a compris que c'était un critère non négociable. On ne savait pas qu'on ne supportait pas les voisins du dessus parce qu'on n'en avait jamais eu. On ne savait pas à quel point une cuisine bien pensée pouvait complètement changer le quotidien. On ne découvre ce qui compte vraiment pour soi qu'en l'ayant vécu, et surtout en l'ayant perdu. C'est pour ça que la location est un outil aussi puissant quand on est en recherche immobilière — chaque logement dans lequel on vit nous apprend quelque chose que la réflexion seule ne peut pas donner.

Le seul problème de cet appartement, c'était l'emplacement : 30 km de la ville sur des axes régulièrement bouchés, 45 minutes de trajet quotidien dans les embouteillages. Quand on a toutes les deux changé de poste pour travailler en ville, on a dû déménager — et c'est là que les vraies leçons ont commencé.

L'appartement en centre-ville : on a tenu 3 mois !

L'appartement en ville était refait à neuf, donnait sur un parc, à dix minutes à pied du centre — sur le papier, on avait tout bon. En réalité, c'est devenu notre pire
expérience. Pas de fenêtre dans la salle de bain — déprimant au quotidien quand on vient d'un appartement qui en avait une. Une cuisine tellement petite et mal pensée que ça ne donnait pas du tout envie de prendre le temps de se préparer des repas.

Un collègue plus âgé m'avait dit un jour que son niveau de vie avait augmenté en quittant la ville pour la campagne — pas parce qu'il gagnait plus, mais parce qu'habiter près du centre l'incitait à sortir, à se faire livrer, à dépenser sans y réfléchir. À la campagne, le choix est restreint, il faut prendre la voiture pour tout, et on économise inconsciemment parce qu'il y a plus de contraintes. Et je peux confirmer qu'il avait raison. On s'est vite retrouvées à commander en ligne ou sortir manger au centre-ville trois à quatre fois par semaine à 30 € le panier moyen — soit environ 400 € par mois, sans compter la prise de poids qui va avec. C'est quelque chose qu'on ne mesure pas forcément mais vivre en centre-ville incite beaucoup plus à la consommation et aux sorties. Cela impacte considérablement un budget pourtant ce n'est jamais pris en compte dans les calculs.

Le parc sous nos fenêtres était un parc public — des jeunes qui traînent le soir et font du bruit. Un hôtel de police et un hôpital à proximité, donc des sirènes en permanence. La grosse copropriété avec ses bruits dans les parties communes et ses galères pour se garer. La vue depuis le salon : un immeuble en brique en face, rien d'autre — déprimant de voir ça tous les jours. Et malgré une surface correcte sur le papier, plus de 12 m² perdus dans les couloirs, ce qui rendait le séjour bien trop petit pour y vivre confortablement au quotidien. On a tenu trois mois, et chacun de ces trois mois nous a appris quelque chose : le vis-à-vis, l'environnement immédiat, l'optimisation de l'espace, les nuisances sonores urbaines, les contraintes des grosses copropriétés, le stationnement. Autant de choses qu'on ne voit pas sur une annonce et qu'on ne peut pas imaginer depuis un canapé.

L'appartement en banlieue : le compromis entre ville et campagne

On a pris tous ces constats en compte pour le suivant : un appartement neuf — premières occupantes — dans une plus petite copropriété, un peu à l'écart de la ville, avec un séjour qui donne sur un jardin et un bel arbre, une fenêtre dans la salle de bain, un espace de vie plus grand. On pensait avoir trouvé le bon compromis. C'était mieux, clairement.

La cuisine était fonctionnelle mais trop petite et agencée dans un coin de l'appartement. Ça nous a permis de comprendre que la cuisine est une pièce importante pour nous et que son agencement impacte beaucoup notre façon de vivre. Cet appartement nous a aussi fait découvrir quelque chose de précieux : l'orientation et la lumière naturelle changent absolument tout. On a réalisé que l'exposition est probablement le critère qui nous a le plus surprises — on n'y pensait pas du tout avant, et pourtant ça affecte l'humeur au quotidien de manière massive. On avait une exposition Sud-Est et on adorait avoir le soleil dans l'appartement le matin, un pur bonheur !

Par contre, on était en étage intermédiaire : bruit du dessus, du dessous, des deux côtés, la chambre qui donne sur les garages avec les portes qui s'ouvrent et se ferment à toute heure, et un escalier commun extérieur en métal — un choix malin sur le papier pour réduire les charges d'entretien, mais en réalité un enfer sonore où chaque passage de voisin résonne comme s'il marchait chez vous.

La location : un apprentissage pratique à ne pas négliger

Trois déménagements en deux ans, ce n'est pas reposant, mais chacun nous a donné des réponses qu'on n'aurait jamais trouvées autrement, des choses qu'il fallait ressentir pour les comprendre vraiment. Et c'est pour ça que je vous encourage, si vous êtes en recherche et que vous ne savez pas encore ce que vous voulez, à profiter de la location pour tester. Louez dans des types de logements différents — grande copropriété, petite copropriété, dernier étage, étage intermédiaire, ville, périphérie. Et si vous n'avez pas envie de déménager plusieurs fois — ce qui se comprend — faites des séjours en Airbnb dans le type de logement où vous vous imaginez : une maison de village, un rez-de-jardin, un appartement en centre-ville. Quelques jours suffisent pour sentir si un environnement vous correspond ou non, et c'est un investissement dérisoire comparé à un mauvais achat.


La recherche d'un bien immobilier

Acheter dans le neuf ou l'ancien ?

En parallèle de nos déménagements, on cherchait activement à acheter. On a commencé par visiter de l'ancien, mais le constat a été rapidement sans appel après des dizaines de visites — les appartements passent de locataire en locataire et chacun y laisse des traces, les DPE étaient souvent catastrophiques avec des factures d'énergie à la clé. Surtout qu'au fur et à mesure de nos expériences, nos critères s'affinaient et les réunir en un bien n'était vraiment pas simple — il fallait toujours faire des concessions sur l'un ou l'autre — les charges de copropriété grimpaient dès qu'il y avait un ascenseur ou des espaces verts à entretenir et ce n'était jamais à nos goûts. On n'avait pas le budget pour acheter et rénover en plus, surtout que les travaux manuels, ce n'est pas trop notre truc.

On s'est donc tournées vers la VEFA — acheter sur plan, avec la promesse de pouvoir personnaliser : choisir sa cuisine, ses revêtements de sol, adapter l'agencement des cloisons intérieures — et profiter des dernières normes en vigueur en terme d'isolation phonique et thermique. Sur le papier, c'était la solution idéale.

Les promoteurs immobiliers : une école gratuite même si vous n'achetez jamais

Le processus de recherche en VEFA nous a le plus appris sur l'immobilier en général, bien au-delà de l'achat sur plan lui-même. On a consulté une dizaine de promoteurs différents et visité une cinquantaine de projets au total, fait des dizaines de visites de terrains, de chantiers et d'appartements témoins, on est même passées par des courtiers en immobilier neuf comme Néo Concept Immobilier ou Novanéa qui regroupent les offres de plusieurs promoteurs et cherchent à votre place. Cinq ou six projets sont allés assez loin pour qu'on se projette sérieusement, deux étaient à quelques jours de la signature — et pourtant on n'a jamais acheté en VEFA.

Tous les promoteurs ne travaillent pas de la même façon. Certains restent focalisés sur le bien que vous avez présélectionné et déroulent leur argumentaire — matériaux, artisans locaux, niveau de prestations. D'autres prennent le temps de vous connaître et de cadrer votre projet avant de vous montrer quoi que ce soit — c'est pour ça qu'il est important d'avoir déjà une idée des critères importants pour vous en amont du démarrage de la recherche. L'orientation est un bon exemple car ils vont vous vendre le plein sud comme étant le graal. Mais ce n'est pas forcément le mieux avec les étés caniculaires qu'on connaît maintenant et surtout ça dépend de votre mode de vie à vous, de vos horaires, de si vous êtes chez vous en journée ou non.

Les matériaux et les finitions — la différence entre des WC classiques et des WC suspendus, entre des petits et des grands carreaux au sol, entre un plafond lisse et un plafond projeté crépi, ce sont des détails qui paraissent anecdotiques mais qui affectent le confort et l'entretien au quotidien, et on ne s'en rend vraiment compte qu'en les voyant côte à côte dans un showroom. La circulation dans l'espace — comment on se croise à deux dans une cuisine, où on a le plus besoin de lumière naturelle, combien de mètres carrés sont réellement perdus en couloirs et en dégagements. Les normes d'isolation phonique et thermique qui varient énormément d'un programme à l'autre. Et le nombre de prises électriques et de points lumineux inclus dans le prix de base — parce que dès qu'on veut en ajouter, la facture s'envole.

Le fait de voir des dizaines de plans différents, de projets différents, ça entraîne l'œil de manière irremplaçable — on finit par repérer immédiatement quand un appartement est bien optimisé ou mal pensé. À surface égale, on comprend pourquoi certains biens sont plus chers que d'autres : proximité avec l'ascenseur, côté rue ou côté jardin, étage, orientation. Ce savoir ne se périme pas — il sert pour n'importe quel achat immobilier, pas seulement la VEFA. C'est pour ça que je recommande de prendre contact avec des promoteurs même si vous n'êtes pas encore prêts à acheter, même si votre budget n'est pas arrêté — c'est gratuit, et c'est une formation accélérée en immobilier que vous ne trouverez nulle part ailleurs dans ce format.

Achat en VEFA : Attention aux coûts cachés

Le prix affiché d'une VEFA n'est jamais le prix réel, et les promoteurs ne se pressent pas de vous le dire. Le marketing est redoutable — des visualisations 3D qui font rêver mais qui n'ont rien à voir avec le prix de base, de belles promesses à chaque rendez-vous. Ne sous-estimez le coût des finitions si vous optez pour une formule en "prêt à décorer". Car entre le moment de la signature et la livraison, le coût des matériaux et de la main-d'oeuvre — si vous ne faites pas les travaux vous même — peut s'envoler ! Si vous optez pour du clé en main, sachez que dès qu'on sort des matériaux inclus, qu'on veut ajouter une prise, bouger un mur ou changer un revêtement, les plus-values s'accumulent à une vitesse qui fait peur. Il ne faut pas oublier le coût des annexes — place de parking, garage, cave — l'aménagement d'une cuisine et tous les frais administratifs — notaire, charges de copropriété, taxes. Sur l'un de nos projets le plus avancé, c'est exactement ce qui s'est passé : le budget a vu son prix exploser dès qu'on a commencé à réfléchir sérieusement à l'aménagement, nous laissant sans aucune marge.

Et il y a les limites structurelles de la VEFA qu'on ne découvre qu'en avançant dans les projets, parce que les promoteurs n'en parlent pas spontanément — peu de gens sont aussi exigeants que nous, et la majorité des primo-accédants achètent avec des critères assez flexibles. On ne peut pas bouger les fenêtres, on ne peut pas en rajouter, on est coincé avec l'implantation prévue — le seul levier ce sont les cloisons intérieures, et encore. Quand on a des besoins très précis en termes de lumière, d'agencement ou d'orientation, ça devient vite frustrant, sans parler de la difficulté à se projeter sur des plans 2D quand on n'a jamais vu le volume réel d'une pièce.

Plus on affinait nos critères — dernier étage, bonne orientation, fenêtre dans la salle de bain, grande cuisine fonctionnelle, petite copropriété, environnement calme — et plus on réalisait qu'aucun programme ne cochait toutes les cases. J'ai fini par désactiver toutes les alertes immobilières. Plus la force, plus l'énergie de repartir sur un nouveau projet pour être déçues une fois de plus. On se disait qu'il faudrait attendre d'avoir le budget pour une maison.

Mais le destin en a voulu autrement, je raconte ça dans cet article.

Ce que notre parcours nous a appris


Si je devais résumer tout ça en un conseil, ce serait celui-ci : ne vous contentez pas de réfléchir à votre projet immobilier, allez vivre des expériences qui vous donneront les réponses. J'ai écrit un guide avec les questions à se poser avant de chercher, et j'y crois profondément — mais ces questions, on ne peut y répondre avec certitude que si on a expérimenté des choses. La façon dont on vit détermine nos besoins, et la façon dont on vit, on ne la comprend vraiment qu'en changeant d'environnement.

Définissez votre projet immobilier en 57 questions : faites le test
Mode de vie, sensibilités, environnement, motivations : ce test traduit qui vous êtes en critères immobiliers concrets. Bien, quartier, cadre de vie — tout y passe.

Si vous êtes au début de votre recherche, profitez de la location pour tester des environnements différents — grande copro, petite copro, dernier étage, étage intermédiaire, ville, campagne, périphérie. Chaque logement dans lequel vous vivez vous révélera des besoins que vous ne soupçonniez pas, et c'est un investissement en temps dérisoire comparé à un mauvais achat. Si vous n'avez pas envie de déménager plusieurs fois — ce qui se comprend — louez en Airbnb quelques jours dans le type de logement où vous vous imaginez : une maison de village, un rez-de-jardin, un duplex, un appartement en centre-ville. Quelques jours suffisent pour sentir si un environnement vous correspond ou non, bien mieux que des heures à y réfléchir dans l'abstrait.

En parallèle, prenez contact avec des promoteurs même si vous n'êtes pas prêts à acheter — visitez des showrooms, regardez des plans, comparez les prestations, posez des questions et laissez-les aussi vous en poser. Et visitez tout, y compris ce que vous pensez ne pas vous correspondre — ancien, neuf, maison, appartement, rez-de-chaussée, dernier étage — parce que chaque visite affine votre regard et vos critères, même quand c'est pour se dire "ça, jamais".

Surtout, ne vous précipitez pas. Notre recherche a duré des années, et c'est précisément cette durée qui nous a permis de comprendre ce qu'on cherchait vraiment. Si on avait acheté le premier bien qui nous plaisait, on aurait fait la même erreur que mon premier achat — acheter sous le coup de l'enthousiasme sans mesurer ce qui compte au quotidien. L'introspection vous pose les bonnes questions. L'expérience vous donne les réponses. Il faut les deux pour ne pas se tromper.


FAQ

Acheter en VEFA : quels sont les avantages et les inconvénients ?

L'avantage principal c'est la personnalisation — vous pouvez choisir vos revêtements, votre agencement intérieur, vos finitions, et les normes thermiques et phoniques sont plus récentes que dans l'ancien. L'inconvénient majeur, c'est que le prix affiché n'est jamais le prix final : les plus-values sur les matériaux, l'électricité et l'agencement s'accumulent dès qu'on s'écarte du standard. Et on ne peut pas toucher à l'implantation — pas de fenêtre supplémentaire, pas de modification de façade. C'est une bonne option si vos critères restent flexibles, mais le processus de recherche en lui-même est un apprentissage énorme, même si vous n'achetez jamais.

Comment définir ses critères pour un premier achat immobilier ?

En combinant introspection et expérience. Commencez par réfléchir à votre mode de vie : est-ce que vous cuisinez beaucoup, est-ce que vous travaillez de chez vous, est-ce que vous êtes sensibles au bruit ou à la lumière (Faites le test en 57 questions). Puis allez vivre des choses : louez dans des types de logements différents, visitez des projets variés — ancien, neuf, VEFA, maison, appartement — et parlez à des promoteurs. Chaque expérience affine vos critères d'une façon que la réflexion seule ne permet pas.

Faut-il louer avant d'acheter son premier bien immobilier ?

Si vous ne savez pas encore ce que vous cherchez, oui. Un mauvais achat coûte bien plus cher que quelques années de loyer. Chaque logement dans lequel vous vivez vous apprend ce qui compte pour vous au quotidien — le bruit, la taille de la cuisine, l'orientation, la lumière. Quand vous finirez par acheter, vous saurez pourquoi c'est ce bien-là et pas un autre

Quels sont les coûts cachés d'un achat en VEFA ?

Le plus gros piège, c'est l'écart entre le prix de base et le prix réel une fois qu'on personnalise. Ajouter des prises électriques, changer le revêtement de sol, modifier l'agencement des cloisons — chaque ajustement génère une plus-value, et l'addition grimpe très vite. Il faut aussi penser aux frais qu'on ne voit pas au premier rendez-vous : les options sur les matériaux de cuisine et de salle de bain, les mises à niveau d'isolation si le standard du programme est basique, et le coût des finitions qu'on pensait incluses. Demandez systématiquement un chiffrage détaillé de tout ce que vous voulez modifier avant de vous engager.

Comment tester un quartier ou un type de logement avant d'acheter ?

Louez un Airbnb quelques jours dans le secteur ou le type de bien qui vous intéresse — maison, appartement, rez-de-jardin, centre-ville, périphérie. Allez-y à différents moments de la semaine : un mardi après-midi et un vendredi soir, ce n'est pas le même environnement. Quelques jours suffisent pour sentir le bruit réel, l'ambiance du quartier, la lumière dans le logement, et savoir si vous vous y projetez au quotidien.